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Message de M. Abdelaziz Bouteflika, Président de la République, à l’occasion de la Conférence
de Calgary (28-29 novembre 2006) sur les ressources naturelles et le développement économique
en Afrique au 21e siècle

 

Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a affirmé, dans un message adressé à la conférence de Calgary (Canada) sur "les ressources naturelles et le développement économique en Afrique au 21e siècle", que l’Algérie dispose d’un cadre macro-économique "stabilisé et des moyens d’accumulation nécessaires à son développement" grâce aux réformes engagées ces dernières six années.

La stratégie adoptée par l’Algérie, a ajouté le chef de l’Etat, s’articule sur trois objectifs complémentaires, à savoir "l’ouverture économique dans la transparence, la mise en place des instruments nécessaires à la bonne gouvernance et l’adaptation de nos moyens de production aux exigences de la compétitivité mondiale".

Le président Bouteflika a souligné que le "vaste programme de redressement national d’ouverture et de modernisation économique, engagé par l’Algérie, lui a permis, en restaurant les équilibres fondamentaux de son économie, à stabiliser son taux de change, à réduire l’inflation et à relancer sa croissance économique".

Il a précisé que la réserve de change, estimée à "70 milliards de dollars à la fin du 1er semestre 2006", atteindra "vraisemblablement plus de 100 milliards de dollars" à la fin de la même année.
Le président de la République a rappelé que la dette extérieure "en très nette diminution" (9 milliards de dollars en juillet 2006), "représentera moins de 5 milliards de dollars à la fin de cette année", notant, par ailleurs, que le taux de croissance économique, en nette progression, "a atteint les 5%".

Sur les ressources minérales, le président Bouteflika a indiqué que la législation algérienne sur les hydrocarbures, "tout en étant attractive, est dotée d’un système de régulation à même de rationaliser l’exploitation de nos ressources afin de garantir aux générations futures leur part de richesses naturelles grâce à des mesures de préservation et de conservation de nos gisements".

"L’Etat, a-t-il affirmé, doit être garant de ces mesures de sauvegarde. Il ne saurait donc être question d’un effacement du rôle de l’Etat dans la défense de ce principe".

"C’est dans cette esprit que la nouvelle loi sur les hydrocarbures accorde à la compagnie nationale SONATRACH une participation minimale et systématique de 51% dans les contrats de recherche et/ou d’exploitation ainsi que pour les transports par canalisations", a-t-il relevé.
Le chef de l’Etat a indiqué que l’Algérie, qui a mis en place un train de mesures légales et réglementaires encourageant le partenariat, l’investissement direct et l’assistance technique, oriente actuellement ses efforts "vers la levée des dernières contraintes ou les blocages qui entravent encore la dynamique économique".

La nouvelle loi algérienne sur les hydrocarbures ouvre la voie à la "concurrence loyale" et à la "libre participation" des opérateurs privés à la politique de développement du pays, a souligné le chef de l’Etat.

"Pour assurer les meilleurs conditions d’accueil aux investissements productifs, un programme de relance économique de 100 milliards de dollars a été consacré au développement des infrastructures de base et à la formation des ressources humaines", a-t-il ajouté.
Par ailleurs, le président Bouteflika a indiqué que l’Algérie se situe au "premier rang" des partenaires du Canada en Afrique et au Moyen-Orient, mais que les échanges entre les deux pays "ne reflètent pas les vastes potentialités" des deux économies "ni l’excellente qualité" des relations politiques entre l’Algérie et le Canada.

A propos du développement de l’Afrique, M. Bouteflika a considéré que les "déséquilibres structurels des relations internationales, conjugués aux effets pervers de la mondialisation, font que le développement économique et social du continent africain reste largement tributaire du mode de fonctionnement de l’économie mondiale ce qui aboutit, a-t-il souligné, à sa marginalisation".

"Cette situation porte atteinte au principe d’égalité souveraine des Etats, consacrée par la charte de l’Onu, et explique les échecs répétées des négociations commerciales multilatérales et l’exclusion des obligations des pays en voie de développement au sein de l’OMC", a-t-il relevé.

Il a affirmé que l’Afrique "demeure le continent le plus pauvre, alors qu’elle est l’une des régions les plus richement dotées du monde en ressources naturelles", indiquant que "le paradoxe n’est qu’apparent et il n’y a en cela ni fatalité ni une quelconque +malédiction+ qui pèserait sur le continent".

"Nous avions particulièrement demandé aux membres du G8 d’exercer leur influence dans les instances internationales pour aider l’Afrique à résorber l’énorme déficit qu’elle accuse en particulier dans le domaine des infrastructures de base qui handicapent lourdement la valorisation optimale de son potentiel en ressource naturelle", a-t-il souligné.

Sur le NEPAD, le chef de l’Etat a précisé qu’il est devenu le "cadre et l’instrument privilégié des pays africains et de leurs partenaires au développement pour la canalisation aux efforts tendant au développement du continent".

l La conférence sur "les ressources naturelles et le développement économique de l’Afrique du 21ème siècle" se tient du 28 au 29 novembre dans la capitale pétrolière d’Alberta. Près de 200 chefs d’entreprises d’Amérique du Nord et d’Afrique prennent part aux travaux de la conférence, à laquelle l’Algérie est représentée par son ambassade à Ottawa et une délégation du Ministère de l'Energie et des Mines.





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